Tanzanie, la suite : Kili beau !

Suite et fin de nos aventures avec l’ascension du plus haut sommet d’Afrique (pic Uhuru – Kilimanjaro) et la fameuse île de Zanzibar. Voici le lien photos.

Ascension du Kilimanjaro : un rêve devenu réalité

Jour 1 – Le dimanche 7 août, Oscar notre « guide chef » vient nous chercher à l’hôtel à 8h du matin. Nous rejoignons notre équipe dans le minibus. Au total, nous sommes 15 : 1 guide chef, 1 guide assistant, 8 porteurs, 2 touristes biélorusses (Art et Cyril)…et nous. Nous mettons beaucoup de temps à quitter Arusha (plus de 3h) car Art et Cyril ne sont pas du tout organisés en termes d’équipements. En plus, ils veulent acheter absolument tout ce qui est inscrit sur la liste fournie par l’agence ; ils iront même jusqu’à acheter des serviettes de toilette et des lunettes de soleil ! Nous arrivons au point de départ du trek vers 14h et y mangeons notre « lunch box ». Nous attendons jusqu’à 15h30 avant de partir à cause des formalités administratives ; par exemple, chaque porteur doit faire peser son sac, celui-ci ne devant pas excéder 20kg. Nous marchons pendant 4h dans la forêt, voyons 2 races de singes différentes et ne cessons de discuter (notamment avec des touristes français). Le rythme est tranquille et la marche facile. Le temps est embrumé, mais vu que nous traversons la forêt ce n’est pas très grave. Nous arrivons au camp de nuit. Nous ne sommes qu’à 2 800m, mais il fait déjà très froid. Heureusement, l’agence nous a prêté du matériel (doudounes, sacs de couchage bien chauds, bonnes chaussures) donc nous ne souffrons pas du froid.

Jour 2 – Après un bon petit déjeuner (toast, porridge, omelette espagnole, crêpes, fruits, chocolat chaud), nous quittons le camp vers 9h toujours sous la brume. Nous grimpons dans des paysages verts et rocailleux mais le rythme est vraiment trop lent pour nous, on a l’impression de piétiner. On demande donc à notre guide de partir un peu devant. Le chemin est encombré : beaucoup de touristes et de porteurs. La marche dure 3h pour nous, plus de 5h pour Art et Cyril. Nous passons tout l’après-midi au camp (3 800m d’altitude), la brume est toujours présente. Notre cuisinier nous fait rêver : poulet-frites-petits légumes-salade de crudité sauce avocat le midi et riz-bœuf-petits légumes-sauce cacahuètes le soir. Impressionnant pour quelqu’un qui cuisine dans une petite tente.

Jour 3 – Grand ciel bleu sur le camp à notre réveil, on peut alors profiter pleinement du paysage qui nous entoure : mont Meru, volcan Shira, mer de nuages dans la vallée. Nous quittons le camp vers 8h30-9h et traversons une nature fabuleuse : roche volcanique noire avec parfois des tons rouges, arbres étonnants, fleurs éternelles, neige,… Nous atteignons la « lava tower » culminant à 4 600m vers midi avec Geoffrey le guide assistant (Oscar est derrière avec Art et Cyril). Nous y mangeons notre lunch box et repartons pour une heure de marche en descente. Le soleil et les paysages nous enchantent ! Nous atteignons le camp à 3 900m d’altitude vers 14h. Les premiers symptômes liés au mal de l’altitude apparaissent : mal de crâne, nausée, mais rien d’affolant. Nous nous reposons l’après-midi, discutons avec les différents groupes de français rencontrés, mangeons notre goûter (popcorn maison et thé). Après un repas à nouveau très bon, nous nous couchons vers 20h, à l’heure des poules !

Jour 4 – C’est encore sous un beau ciel bleu que nous démarrons la marche vers 8h. La première partie du parcours est l’ascension du mur Barranco (4 200m d’altitude). Le chemin est très escarpé mais en vaut la peine : la vue d’en haut est sublime. A nouveau, nous apercevons le mont Meru mais aussi la vallée en partie recouverte par des nuages. Le chemin contourne ensuite le volcan Uhuru, le sommet le plus haut du Kilimanjaro et d’Afrique. Les paysages volcaniques sont magnifiques. Nous atteignons un campement (3 995m) à l’heure du déjeuner. Les touristes qui ont choisi de faire l’ascension en 7 jours s’arrêtent ici pour la nuit. Pour notre part, nous continuons pour 2h de marche. La brume envahit la vallée et disparaît, nous laissant profiter pleinement de la nature presque irréelle qui nous entoure. Nous atteignons le campement vers 13h30. Nous avons une belle vue sur le volcan Mawenzi mais aussi sur le pic Uhuru, notre défi de demain ! Nous nous reposons tout l’après-midi. La nuit est courte, le départ pour l’ascension finale est prévu à minuit…

Jour 5 – Jour J ! 7km et 1 200m de dénivelée nous attendent pour atteindre Uhuru Peak à 5 895m. Nous quittons le camp vers 0h15, équipés de lampes frontales et de nombreuses couches de vêtements. Sous un beau ciel étoilé, on part à 8 (2 porteurs en plus par sécurité) à un rythme très lent. Très vite, on part devant avec Geoffrey et un porteur. La montée paraît interminable et les effets de l’altitude se font ressentir… On a peur de ne pas réussir à aller jusqu’au bout. Après 4h30 de marche, on atteint le « Stella point » (5 700m d’altitude). On ne peut même pas s’y arrêter, le vent est fort et glacial… On continue la montée, on s’arrête ajouter des couches supplémentaires de vêtements et on atteint le sommet vers 5h30. Il fait très froid (dans les -10°C) mais avec tous nos habits, c’est supportable ! Il faut attendre un peu pour assister au lever du soleil et profiter des belles couleurs de l’aurore. Le spectacle est splendide : une vue à 360° sur le cratère, des glaciers, le mont Meru, le mont Mawenzi coiffé de nuages. Certainement le plus beau sommet qu’on ait fait ! Peu de touristes à cette heure-là. On entame la redescente assez vite à cause du froid. On croise des touristes, pas toujours en forme, sur la dernière ligne droite dont Cyril et Art. Certains n’atteindront pas le sommet, le mal de l’altitude les rendant trop faibles. C’est très fiers et émerveillés que nous redescendons à toute allure. Nous découvrons les paysages qu’on ne voyait pas à l’aller, sous un soleil de plomb. Arrivés au camp vers 8h30, nous nous reposons toute la matinée, éreintés ! Après un bon déjeuner, nous reprenons la route pour atteindre notre camp du soir, à 3 100m. 2h de descente à travers la forêt, on retrouve la brume. Finis les maux d’altitude, ça fait du bien !

Jour 6 – Après le petit déjeuner, nous avons le droit à un chant et une petite danse de notre équipe de porteurs, cuisiniers et guides, rituel au cours duquel ils espèrent avoir des pourboires. Nous les remercions généreusement de leur très bon travail. Nous partons ensuite pour 2-3h de descente dans la forêt et nous atteignons l’arrivée. Nous rejoignons Arusha en voiture, avec quelques courbatures mais de magnifiques souvenirs en tête.

Zanzibar : moments de détente avant la rentrée

Nous passons les 10 derniers jours de notre périple sur l’île paradisiaque de Zanzibar, parfaite pour se reposer avant la rentrée !

Nous accostons à Stone Town, la capitale. Nous y restons 2 jours : nous flânons dans les ruelles charmantes de la ville, allons voir le port et le marché aux poissons, mangeons le soir à des stands de street food, l’ambiance est sympa. Ronan tombe malade (estomac dérangé et maux de tête) et ça va durer plusieurs jours…

Nous prenons ensuite la route vers Jambiani, ville au sud-est de l’île. Nous trouvons assez vite nos repères et nos bonnes adresses dans ce village de pécheurs, très calme et peu touristique. La plage de 4km de long est sublime, avec une mer teintée de nombreuses nuances de bleu. A marée basse, des femmes cultivent leur petite parcelle d’algues. Nous profitons de la belle étendue de plage pour reprendre le footing, dur dur après 7 mois d’arrêt…
Nous distribuons des crayons (même lot de crayons que ceux distribués à Pangani en Tanzanie, cf. article précédent) à l’école du village le deuxième jour, nous avions repéré l’école lors de notre footing. Nous visitons 3 classes de primaire. Les enfants sont très contents et nous remercient avec des grands sourires.
Le 3ème jour, nous marchons 6km pour rejoindre Paje, le village voisin. La plage est également superbe mais est remplie de touristes et de « kite surfeurs », l’ambiance nous plaît donc un peu moins. Nous cherchons l’école et allons distribuer nos derniers crayons. L’école est immense, 750 enfants en tout entre 5 et 18 ans. Nous distribuons des crayons aux petits. Ils sont nombreux par classe, entre 45 et 55… Les enfants s’arrachent les crayons et semblent ravis.
Nous passons l’après-midi à la plage de Paje, où le bleu de l’eau est vraiment turquoise.

Le lendemain, nous reprenons la route vers le nord avec une courte escale à Stone Town pour le changement de bus. Le trajet est long pour Ronan qui ne se sent vraiment pas bien… Nous arrivons en début d’après-midi à Matemwe, où la plage est à nouveau superbe. L’arrivée est un peu compliquée, nous visitons de nombreux logements mais les prix sont élevés, les enfants nous accostent pour demander de l’argent (ça faisait longtemps !), les adultes pour nous proposer des hôtels ou des sorties,… Après 2h de recherche, nous trouvons une adresse très sympa, peu chère et juste au bord de l’eau, ouf ! Ronan peut enfin aller s’allonger…
Le premier et le deuxième jour, Ronan se repose (pas d’amélioration) et se met à la lecture. Manon s’occupe : footing, baignades, marche sur la plage, courses pour le déjeuner,… Le 3ème jour, on s’offre 2 plongées avec un club local au large de l’île de Mnemba, un site réputé en Afrique. On n’est pas déçu ! La visibilité est bonne et on voit un nombre impressionnant de poissons dont des poissons pierres, un poisson lion, des poissons clowns, des poulpes, des muraines, un gros mérou, et tant d’autres dont on ne connaît pas le nom ! Une fois remontés sur le bateau, on observe cette fois des dauphins.

C’est ainsi que nos 7 mois de vadrouille se terminent… Le temps a passé assez vite mais on a vraiment le sentiment d’avoir profité à fond.
On rentre émerveillés par les paysages de tous les pays traversés, les cultures si différentes de la nôtre, les rencontres (touristes et locaux), les échanges avec tous les enfants,… Aucun regret sur notre parcours, le choix des pays nous a vraiment apporté la diversité que l’on souhaitait.
On rentre aussi fiers d’avoir distribués dans 7 pays les 5400 crayons, réalisés avec tant de soins par les élèves français.
On espère avoir été à la hauteur de vos attentes tant au niveau de cette distribution que du récit de nos aventures… Un grand merci à nouveau à tous ceux qui nous ont aidé dans la réalisation du projet : enfants, enseignants, animateurs, directeurs, amis, famille et aux partenaires qui nous ont soutenus.
Quant à l’élection Mine France, les votes sont désormais clos. L’élection a été remportée par une élève du collège de Derval (44), elle sera récompensée à la rentrée avec des petits cadeaux achetés au cours du voyage.

On vous donne rendez-vous dans quelques mois pour un retour sur notre aventure (en images !). Nous pensons à deux sessions : l’une en Côtes d’Armor et l’autre en Loire-Atlantique. A bientôt et bonne rentrée à tous !

the end

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Tant z’animaux !

lien photos (beaucoup de photos ! suivez les légendes pour vous repérer…)

Bien que Madagascar et la Tanzanie soient assez proches géographiquement, c’est après 3 vols (escales aux Seychelles et à Johannesburg) et plus de 24h de transit, que nous arrivons à Dar Es Salaam le 23 juillet. Pas question de prendre un taxi à 50$ à l’aéroport, on trouve un bus local (dala dala) pour rejoindre le centre-ville.

Dar Es Salaam

Nous restons 2 journées à Dar Es Salaam. Au programme : plage au sud de la ville (Kigamboni), récupération des derniers colis de crayons (2 colis et 1350 crayons), escapade sur l’île presque déserte et très jolie de Bongoyo au nord de la ville.

Sur la route d’Arusha : Pangani et Lushoto

Mardi 26 juillet, nous partons en bus (réservé la veille avec l’aide d’un homme d’Interpol, la classe !) en direction de Pangani, une ville sur la côte nord-est de la Tanzanie. Rien à voir avec les transports malgaches, nous partons à l’heure, avons chacun une place et le temps de trajet est respecté. On n’est plus habitué !! Le soir, nous rencontrons Alli Rasta, prestataire très sympa avec qui on réserve l’excursion du lendemain et prévoit une distribution de crayons dans son ancienne école le sur-lendemain.
Mercredi, on quitte Pangani vers le large en pirogue à voile. Après quelques heures de trajet, nous arrivons à destination : un banc de sable perdu dans la mer, plus ou moins découvert selon la marée et peuplé de nombreux oiseaux. Nous restons 5h dans cet endroit paradisiaque hors du temps et passons plus de 3h dans les eaux environnantes de la réserve Maziwe à observer les superbes coraux et poissons avec nos palmes, masques et tubas (matériel que l’on traîne dans nos sacs depuis notre mésaventure malgache !).
Le lendemain matin, nous retrouvons Alli. Il nous accompagne jusqu’à l’école primaire (élèves âgés de 7 à 15ans) où nous rencontrons le directeur et organisons la distribution des crayons. Il s’agit cette fois des crayons des écoles élémentaire et maternelle Baloré de Bégard, de l’école primaire de Grâces, du collège Allaire de Saint-Hilaire, de l’école primaire Diez de Saint-Denis, de l’école primaire Saint-Joseph de Saint Gildas des Bois et de l’école primaire Sainte-Marie de Guémené Penfao. Tous les crayons ne sont pas distribués ici, nous en distribuons 500 environ dans 3 classes. Une enseignante de français nous aide à expliquer notre projet aux enfants. Les enfants sont très sages mais semblent contents du cadeau. On a le droit à une chanson dans chaque classe.
Ensuite, nous reprenons la route en direction de Lushoto, nous nous éloignons de la côte.
Vendredi, nous faisons une marche de 23km autour de la ville surnommée la « petite Suisse ». Nous découvrons des paysages très beaux verdoyants et fleuris, notamment depuis le « Irente point », et traversons des petits villages.

6 jours de safari

Samedi, nous allons à Arusha en bus. De là, nous faisons plusieurs agences pour organiser les prochains jours. Nous souhaitons faire un safari et pensons également à l’ascension du Kilimanjaro (5800m). Les prix annoncés sont élevés, nous négocions jusqu’à 22h… Finalement, nous optons pour un safari de 6 jours à partir du lendemain.
Dimanche – jour 1, nous partons le matin en 4×4 avec un couple d’espagnols pour aller visiter le premier parc, le parc Tarangire. A peine entrés dans le parc, nous nous retrouvons au milieu de troupeaux de zèbres et de gnous. Impressionnant ! Toute la journée, nous ne cessons de voir des animaux et, la plupart, à quelques mètres seulement, dans un décor d’herbes jaunies et de baobabs. Nous voyons des éléphants, des girafes, des phacochères, des autruches, des impalas (petites gazelles), des babouins, un lion qui dort. En rentrant, nous nous arrêtons dans un marché local, beaucoup de Massaï sont présents. On reste intrigués devant leurs habits, leurs nombreuses boucles d’oreilles qui semblent déformer leurs oreilles, leur couteau accroché à la ceinture.
Lundi – jour 2, deux autres espagnoles rejoignent notre groupe. Nous changeons de guide, ce qui nous arrange car celui de la veille n’était vraiment pas terrible. A part nous dire « vous voyez les éléphants ? » « vous voyez les girafes ? » aux moments où il était très difficile de ne pas les voir, il ne faisait pas grand chose et ne nous donnait aucune information sur les animaux. Nous nous rendons au parc Serengeti, le plus célèbre de Tanzanie. Nous y entrons vers 15h30 après avoir attendu 2h30 à l’entrée (beaucoup de touristes mais très mauvaise organisation du parc…). Nous traversons d’abord une plaine désertique avec uniquement quelques impalas et gazelles. Puis, nous découvrons des paysages superbes et avons la chance d’approcher un lion à quelques mètres seulement. Génial ! Nous continuons notre chemin et approchons des buffles, des éléphants, des girafes, des hippopotames, des babouins, des gazelles et un petit groupe de lions et lionnes. Quelle belle fin d’après-midi 🙂 Nous campons au sein même du parc, non loin de buffles, impalas et zèbres.
Mardi – jour 3, la journée est consacrée au Serengeti. On commence par observer un groupe d’une dizaine de hyènes, elles sont autour d’une carcasse d’hippopotame. Hier, des lions étaient au même endroit. Plus tard, des vautours y seront, chacun son tour au banquet ! A côté, on voit un hippopotame vivant et hors de l’eau, il est énorme. En plus des animaux observés les jours précédents, on s’approche ensuite à quelques mètres d’une femelle guépard avec ses deux petits. On est émerveillé ! La maman laisse un instant ses deux petits pour aller chasser un impala. On observe de loin la course poursuite, cette fois l’impala gagne et la mère revient bredouille. Un peu plus loin, un léopard est perché sur un arbre. Cette fois, il nous faut des jumelles pour bien le voir. C’est bon, on aura vu le « big five » au cours de notre voyage, regroupant non pas les plus gros animaux mais les plus difficiles à chasser : lion, buffle, léopard, éléphant et rhinocéros (observé lors de notre safari au Népal). Après la pause déjeuner et une petite sieste, on y retourne. Nous nous rendons à la piscine des hippopotames. Des dizaines d’hippopotames sont entassés les uns sur les autres dans la rivière. En chemin, nous apercevons de nouveau des lions.
Mercredi – jour 4, nous partons aux aurores. Notre voiture a un problème de batterie, il faut désormais toujours quelqu’un ou une autre voiture pour la pousser au démarrage… Nous suivons un moment la trace d’un léopard que nous apercevons de loin. Nous passons juste à côté de 2 hyènes. Plus tard, nous approchons un groupe de lions et lionnes, près d’une carcasse de buffle. Beaucoup de 4×4 sont arrêtés pour les observer, les lions en profitent pour s’abriter à l’ombre des voitures. Nous apercevons de loin un nouveau guépard puis nous rentrons au campement pour un brunch. Après le repas, c’est l’heure de quitter ce merveilleux parc, des images plein la tête… Nous nous rendons au sommet du cratère Ngonrogoro pour camper. Sur la route, nous nous arrêtons visiter un village Massaï. Au programme de la visite : chant et danse de bienvenue, découverte de l’intérieur d’une maison, du mode de vie et de l’école.
Jeudi – jour 5, nous descendons dans le cratère. D’emblée les paysages sont époustouflants : les herbes jaunies, la verdure, la terre rouge, les montagnes et le lac bordé d’une pellicule saline d’un blanc éclatant ! Ajoutez à cela une multitude d’animaux. De nouveau, nous observons des lions qu’un chacal semble défier, d’énormes troupeaux de zèbres et de gnous, des hyènes qui dorent au soleil. Nous nous rendons à la piscine des hippopotames dans un cadre superbe. Nous apercevons également de très loin un rhinocéros (histoire de dire que nous avons vu le « big five » en Tanzanie !). Après avoir traversé une forêt, nous quittons le cratère avec de beaux points de vue sur ce lieu magique. Une fois la pause déjeuner terminée, nous rejoignons notre campement aux abords du Lac Manyara malgré une nouvelle panne (le levier de vitesse cette fois). Toutefois, le mauvais état de la voiture ne nous aura pas pénalisé, notre chauffeur parvenant toujours à se faire aider.
Vendredi – jour 6, direction le lac Manyara pour notre dernier jour de safari. Nous traversons la forêt et n’apercevons que de temps en temps des animaux (babouins, zèbres, girafes, impalas…plus sauvages et cachés dans la forêt), donc difficile de s’extasier après ce que nous avons vu les jours précédents. Mais ça, c’est avant que les éléphants entrent en scène. En effet, après avoir surpris un groupe d’éléphants au bord du chemin (qui semblait un peu apeuré), au détour d’un virage nous tombons nez à nez avec un gros éléphant qui a arraché plusieurs branches d’un arbre. L’éléphant se retranche assez vite dans la forêt et notre guide sort de la voiture pour dégager la route de ces branches. Il avance prudemment, on entend encore l’animal entre les arbres. D’un coup, le guide remonte dans la voiture laissant une grosse branche en travers de la route car le pachyderme se rapproche à nouveau de la route… Heureusement car quelques secondes plus tard, l’éléphant déboule face à nous, accélère et charge de face notre voiture. Le guide est assis sur le siège conducteur à peine à un mètre de l’animal et nous, nous sommes debout derrière avec le toit ouvert et les yeux rivés sur l’éléphant. Le guide nous fait signe de ne faire aucun bruit et garde son calme. L’animal charge 2-3 fois la voiture, nos cœurs battent à fond, on se sent vraiment tout petit face à lui… Puis, il recule et repart dans la forêt, ouf ! Nous rebroussons chemin car la route est toujours bloquée avec la branche. Sur la route du retour, nous observons 2 autres éléphants (plus calmes) plusieurs minutes, moment très sympa.

C’est ainsi que se termine notre safari, un moment inoubliable pour nous. De retour à Arusha on organise l’ascension du Kilimanjaro !!! Départ demain pour 6 jours de marche avec un passage à 5800m.

Mada’hasard

Partira ? Partira pas? Aujourd’hui ? Demain ? Bateau/bus/pirogue/4×4/taxi brousse/charrette à zébus ?… Notre première partie de séjour s’adapte au rythme malgache et ses transports aléatoires, qui nous ont réservé bien des surprises.

Plus d’espace pour les photos sur le blog… voici le lien pour voir les photos (dans l’ordre de notre récit) : lien photo

Antsirabe – Miandrivazo: Cap vers l’Ouest
Après 1 jour et demi passé dans la capitale, avec notamment 1 distribution de crayons (voir article précédent), nous décidons de faire notre baptême du feu, en prenant le taxi-brousse pour Antsirabe le 22 juin. A peine arrivés à la gare des taxi-brousse, une horde de rabatteurs s’abattent sur nous et tentent de nous mener de force (en nous tirant par la main) dans leur véhicule. Le trajet ne sera finalement pas si horrible, bien qu’entassés comme des sardines, et nous prendra 4h. A Antsirabe, nous nous promenons dans la ville, son marché et ses artisans en tout genre ; mais nous sommes surtout frappés par la pauvreté à certains endroits.
Le lendemain matin, nous nous levons à 4h pour parcourir à pieds les 3kms qui nous séparent de la station des taxis-brousse, et attraper celui pour Miandrivazo qui nous a été annoncé à 5h du matin. La station est endormie et les seuls véhicules qui semblent partir se dirigent vers la capitale. Après un peu d’attente et quelques coups de fil, des malgaches parviennent à nous trouver un taxi-brousse. On nous annonce 6h contre 4 ou 5h dans notre guide, et nous mettrons en réalité…9h, à s’arrêter au moindre petit village pour livrer des légumes, des bagages, déposer des personnes…Nous arrivons en fin d’après-midi à Miandrivazo où nous profitons d’un magnifique coucher de soleil et organisons la suite de nos aventures : la descente en pirogue de la Tsiribihina.

La descente de la Tsiribihina : une aventure palpitante de 3 jours de Miandrivazo à Belo-sur-Tsiribihina
Organiser la descente de cette rivière nous a beaucoup stressé. Les questions et doutes affluent dans notre tête : comment trouver un piroguier fiable ? La descente est-elle risquée (certains nous ont conté des attaques de pirates) ? Finalement, le 24 juin, nous partons pour 3 jours et 2 nuits avec Mami et son piroguier. C’est donc avec des doutes (malgré un contrat griffonné sur une feuille de papier) que nous prenons une vieille « voiture-brousse » qui nous amène au point de départ de la pirogue. Nous passons une très belle journée sur la pirogue, relativement bien installés, avec un bon repas, des paysages changeants, une superbe cascade où nous avons pu observé des lémuriens de près, un magnifique coucher de soleil observé de la pirogue et enfin un bivouac sur la plage sous un beau ciel étoilé.
Le lendemain, les paysages sont tout aussi beaux avec notamment des falaises. Nous nous arrêtons dormir dans un petit village. Les gens ne semblent pas habitués à voir des « vazaha » (petit nom malgache donné aux étrangers blancs, et que nous entendons à longueur de journée). Ici pas de « donne moi argent vazaha », « donne moi bonbon vazaha » (paroles des enfants dans les zones touristiques)…mais simplement une curiosité timide. On décide donc de distribuer des crayons aux enfants, Mami leur explique en malgache le projet. Le cadeau leur semble très précieux, même l’adolescent de 15 ans les regardera intrigué pendant de longues minutes.
Pour notre dernier jour, Mami nous accompagne en charrette à zébus jusqu’au village d’Antsiraraka. La veille, Mami avait appelé le taxi-brousse pour qu’il nous réserve des places. Mais, arrivés au village, le responsable du taxi-brousse profite de la situation et réclame une somme 10fois plus importante à Mami pour nous amener. Même si nous l’avons déjà payé, Mami veut respecter son contrat mais ne veut pas non plus payé une trop grosse somme. Finalement, nous monterons dans un 4×4, la somme payée par Mami sera quand même assez importante. Un peu peinés pour Mami, nous atteignons Belo-sur-Tsiribihina en fin d’après-midi, en pleine effervescence du fait de la fête nationale de l’indépendance (26 juin).

Les Tsingy de Berama et l’allée des baobabs : incontournables
Le 27 juin, nous nous rendons à la station des taxis-brousse pour prendre celui de 9h en direction de Bekopaka. Après 4h d’attente notre camion-brousse entame le trajet de 6h sur une piste chaotique. Mal installés, entassés, le trajet est difficile mais mémorable. A 2 reprises nous sommes amenés à descendre pour pousser le camion embourbé (les locaux sont amusés de voir 1 vazaha les aider). Puis le chauffeur s’arrête pour acheter de la canne à sucre qu’il offre aux passagers. Encore une fois les malgaches rient de nous voir croquer à pleines dents dans la canne à sucre, comme eux, toute une technique ! La canne à sucre ressemble à du bambou, on arrache l’écorce avec les dents puis on croque dans le cœur qui est filandreux, on mastique pour boire le jus et on recrache la chair. Nous arrivons le soir à Bekopaka, d’où nous projetons d’aller visiter les Tsingy de Berama.
Le lendemain, c’est la désillusion. En nous rendant au bureau du parc, on se rend compte que les prix sont exorbitants pour 2 voyageurs seuls et sont très supérieurs à ceux indiqués dans notre guide. Après de longs palabres et un peu d’attente, on parvient à s’intégrer à un groupe pour effectuer la visite des grands Tsingy à un prix raisonnable. Le spectacle de ces formations calcaires acérées pointées vers le ciel est impressionnant.
Le lendemain, nous reprenons la route avec notre petit groupe en direction du sud et plus précisément Morondava. En chemin, nous observons de superbes baobabs, comme le baobab amoureux, et surtout la fameuse et photogénique allée des baobabs. Outre le magnifique décor, nous partageons un moment sympa à jouer au ballon avec les enfants. Une fois le soleil couché, nous rejoignons notre hôtel à Morondava.

Le trajet vers le sud de Morondava à Tulear : « Mora Mora » (doucement doucement)
Le 30 juin, nous sommes à la recherche d’une solution pour descendre vers Belo-sur-mer, qu’elle soit terrestre ou maritime. Après une demi-journée de recherche, nous tombons sur le plan en or. Paul, un prestataire sud-africain spécialisé dans la pêche sportive, doit descendre à Belo-sur-mer pour l’entretien de son bateau de luxe et accepte de nous embarquer avec lui…gracieusement ! Pourquoi autant de chance ? Quel va être le revers de la médaille ? Le départ initialement prévu en début d’après-midi sera finalement reprogrammé dans la nuit, Paul devant attendre l’arrivée de son cuisinier. Nous revenons donc au bateau à 2h30 du matin mais un problème technique empêche le bateau de partir (ne serait-ce pas le revers de la médaille ?). Nous sommes donc conviés à revenir à 14h30, moment de la prochaine grande marée. Nous partons en début d’après-midi et passons une très belle journée sur le bateau, Paul et son marin malgache Jean nous iniciant même à la pêche sportive. Le soir venu, nous approchons de Belo-sur-mer mais Paul nous précise que nous ne pouvons pas accosté, la marée étant trop basse. Il nous propose donc de passer la nuit sur le bateau dans une superbe chambre, nous avons même le droit à un bon repas avec le poisson péché l’après-midi. Le matin Jean nous débarque en zodiac à Belo-sur-mer, dans un paysage sauvage et très beau. Fin de notre étape merveilleuse dans ce beau bateau grâce à la générosité de Paul (on apprendra d’ailleurs que ses clients payent 1800 euros pour 1 journée de pêche sportive).
A Belo-sur-mer, tout en visitant ce coin de paradis bordé de dunes de sable, nous cherchons une solution pour continuer notre route vers le sud. Après 2 jours à profiter du décor, du soleil et à se reposer, nous quittons Belo-sur-mer par la mer en pirogue à voile, le 5 juillet. Nous ferons 2 jours de pirogue et 17h au total avant de rejoindre Morombe. La pirogue, bricolée à la main avec une voile rafistolée, sera finalement très stable même avec une mer un peu agitée par endroit.
Nous passons la soirée à Morombe et repartons dès le lendemain matin, le 7 juillet, en camionnette-brousse vers Andavadoaka, un second coin de paradis un peu isolé. Le trajet ne dure que 2h30 et paraît facile ! L’endroit est magnifique, beaucoup de rochers parsemés dans la mer, un petit village charmant. Très peu de services ici (comme c’est finalement souvent le cas à Madagascar) : électricité qu’à certaines heures de la journée à l’hôtel, douche à l’eau de mer, pas de banque, pas d’accès à Internet. Mais on survit ! On parvient même à trouver un endroit pour regarder la demie finale de l’euro de foot avec des locaux.
Pour repartir, les choses se compliquent… Pas de taxi brousse pour le sud, on nous propose uniquement des pirogues à voile. Nous trouvons un piroguier et avons rendez-vous le lendemain matin à 6h. Nous quittons le village avec un vent contraire fort… Une demie heure après le départ, le piroguier nous annonce que ce n’est pas possible aujourd’hui et qu’on va faire demi-tour… Nous retournons dormir et cherchons une autre solution en début d’après-midi. On nous indique qu’un vent contraire est encore prévu le lendemain, la pirogue semble compromise. Seule autre solution : un camion frigorifique qui part le lendemain soir à 19h. On reste donc 2 jours et demi dans ce petit village où la communication est assez difficile, peu de personnes parlant français, mais les habitants sont très sympathiques et nous aident au mieux.

Nous partons le 9 juillet à la nuit tombée dans notre camion frigorifique de l’entreprise « Copéfrito ». En fait, il s’agit d’un camion avec une remorque non bâchée remplie de grosses caisses frigorifiques transportant du poisson. Mais le véhicule transporte également d’autres marchandises et bagages entassés pêle-mêle sur les caisses. On s’installe donc comme on peut (et comme les locaux) sur cet amas et passons 6h très mal installés dans le froid à éviter les branches des arbres et à essayer de rester assis malgré la piste chaotique.
On arrive à 1h30 du matin à Salary, épuisés ! On se balade 2-3h le lendemain matin dans ce village côtier construit sur une grande dune de sable. On décide ensuite de reprendre la route pour Ifaty un peu plus au sud car un camion-brousse fait la route ce jour-là.

Le trajet est à nouveau très long : 70km de piste parcourus en 8h de temps… Nous nous arrêtons 2 à 3 fois dans chaque village pour prendre de nouvelles personnes ou des marchandises, le chauffeur se fait attendre à plusieurs reprises (repas, bières,…). Le départ est cependant très sympa. Le prêtre du village prend le départ avec nous et semble quitter le village (déménagement avec seulement 2 bois de lit, un sommier qui s’apparente à un grillage, une table et 4 chaises…). Une centaine d’habitants assistent au départ et chantent. Une dizaine de villageois prendront même la route avec nous jusqu’au prochain arrêt en ne cessant de chanter. Moment très touchant, c’est aussi pour ça qu’on aime voyager de cette manière 🙂

Mangily: du retour à la civilisation à la mésaventure
Nous rejoignons Mangily vers 20h. A peine installés, nous partons manger dans un restaurant qui diffuse la finale de l’euro. Soulagés, on avait peur de la manquer… Ce nouveau village est beaucoup plus développé et vraiment touristique. Après 10 jours passés loin de tout, des services, des coins à touristes, cette étape nous fait du bien ! On en profite aussi pour diversifier nos repas. Depuis notre arrivée à Madagascar, on se nourrit principalement de la cuisine locale : riz (après l’Asie, on n’en peut plus !!), viande de zébu, poisson entier frit/en sauce/grillé, beignets de toutes sortes, bonbons de caramel aux cacahuètes, samosas. Le 1er repas à Mangily avec une salade de chèvre chaud et des crêpes au chocolat en dessert est donc très apprécié !
Le lendemain, on se balade le long de la côte, on rencontre des voyageurs le midi dans un resto, on se baigne. Le jour suivant, nous partons faire du snorkeling (palmes/masques/tubas) au jardin de corail et au massif des roses, où nous observons de nombreuses variétés de poissons et des beaux coraux colorés. Et pour notre dernier jour à Mangily on opte pour une sortie baleines avec les mêmes piroguiers. Au cours de cette sortie nous avons la chance d’observer des baleines, notamment 2 spécimens qui passent à 5m de la pirogue, mais aussi 1 gros requin: impressionnant ! Toutefois, notre séjour à Mangily a été nettement terni par la plus grosse mésaventure de notre périple. Pour faire court, les deux piroguiers nous ont volé de l’argent pendant qu’on faisait du snorkeling. On s’en est rendu compte et on leur a proposé 2 choix: soit il nous rendait tout soit on embarquait palmes/masques/tubas et on ne payait pas le reste (ils étaient quand même bien gagnants car ils nous ont pris une soixantaine d’euros  en tout ce qui est beaucoup ici). Ils n’ont pas accepté de nous rendre l’argent et le lendemain, quand on a voulu quitter la ville, l’un d’eux nous attendait, nous a suivi et nous a agressé. Heureusement des français nous ont aidé à le semer mais ça a été très violent, Ronan s’est même fait mordre. Bref on était choqué !

Les parcs d’Isalo et d’Andringita: superbes paysages et rencontres!
C’est donc stressés que nous rejoignons Rahinora, mais nous avons la chance de rencontrer un groupe très sympa auquel nous nous raccrochons pour visiter le parc de l’Isalo. Le 15 juillet, nous effectuons donc une superbe randonnée avec Anne et Bertille (2 francaises sages femmes), Tom et Sylvie (2 belges, l’un prof d’EPS 😉 et l’autre architecte d’intérieur) et Léonie (1 suisse étudiante en médecine). A la clé de superbes points de vue sur les massifs rocheux, un canyon, des piscines naturelles et de nombreux lémuriens.
Pour la suite de l’aventure, nous restons avec notre petit groupe pour rejoindre Ambalavao en taxi-brousse et effectuer un trek de 3 jours dans le parc de l’Andrigita et la vallée de tsaranoro (malheureusement les belges ne viendront pas avec nous faute de temps). Dans une très bonne ambiance, nous effectuons cette superbe randonnée de 3 jours avec des paysages changeants et en point d’orgue l’ascension du pic Bobby (2658m, 2ème sommet de Madagascar et 1er sommet accessible). Les nuits sont très froides, mais la variété des paysages et les lémuriens en valent le détour.

Fin de la remontée de la RN7: distribution de crayons et achats de fournitures !
Le 19 juillet nous continuons notre remontée de la RN7 pour atteindre Fianarantsoa. Nous profitons de la journée du lendemain pour se promener dans la ville et notamment les rues de la ville haute qui nous offre de beaux points de vue sur les alentours. On effectue également une nouvelle distribution de crayons dans l’association Miaraka qui accueille des enfants. Les enfants sont très contents du cadeau et nous font une prestation de danse traditionnelle pour nous remercier. Avant de les quitter nous avons le droit à de nombreux calins: encore un échange très touchant ! Le soir nous quittons Fianar pour Tana via le taxi-brousse de nuit avec Léonie, mais nous disons au revoir à nos 2 amis françaises avec qui nous avons passé de superbes moments.
Arrivés dans la capitale, nous effectuons des emplettes au marché artisanal le matin. L’après-midi nous retrouvons Mme Eléonore (responsable de l’orphelinat où nous avions distribué des crayons) car nous avons décidé d’acheter des fournitures pour aider l’orphelinat avec l’argent de l’association « marche pas sur ma mine »: au total 300euros de couches et de lait en poudre pour bébés, un bon coup de pouce pour le mois à venir !

Fin de notre belle aventure à Madagascar, maintenant direction la Tanzanie !

Vos crayons à Madagascar

Comme la fin de l’année scolaire approche en France, voici un petit article réservé à la distribution des crayons à Madagascar. Il s’agit des crayons customisés par le collège Saint-Joseph de Lannion, l’école primaire de Saint-Sébastien et le lycée des Sables d’Olonne.

Nous sommes arrivés hier (lundi) à Antananarivo, la capitale de Madagascar. A la sortie de l’aéroport, les gens nous ont tout de suite paru sympathiques et souriants. Quel plaisir de pouvoir reparler français !

Aujourd’hui, nous nous sommes d’abord rendus en taxi au bureau d’EY afin de récupérer le colis de crayons. Ensuite, direction l’orphelinat Sandrata situé en dehors de la ville. Beaucoup d’embouteillages, le trajet est long, et ce, à cause de la fête nationale qui aura lieu dans quelques jours. Arrivés à l’orphelinat, nous sommes très bien accueillis par Mme Eléonore. Elle nous fait la visite du centre, nous présente les enfants et nous raconte quelques-unes de leurs histoires. Touchant de voir ces petits bouts et le sort que la vie leur a réservé… 22 enfants sont logés au centre et plus de 160 élèves de l’école primaire d’à côté viennent y manger le midi. Nous profitons donc du repas pour distribuer les crayons à tous ces enfants. Beaucoup de sourires, les enfants semblent très contents et raffolent des crayons avec des « froufrous ». Nous avons discuté avec Mme Eléonore des éventuels besoins du centre et retournerons au centre avant de quitter Madagascar pour apporter quelques provisions (lait pour bébés, couches et savons).

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Erratum : Les crayons distribués au Cambodge étaient également ceux de l’école primaire du Cellier et ceux du collège de Ligné. Navrés de cet oubli…

La os’si, on s’y sent bien !

L’arrivée au Laos est mouvementée ! Nous savions à quoi nous attendre (avertissements du guide du routard et témoignages de blogueurs) mais ça n’est pas facile pour autant.
Nous sommes donc partis de Stung Treng (Cambodge) en bus pour rejoindre Paksé (Laos). Après 1h30 de trajet, on s’arrête un peu avant la frontière dans un restaurant où un homme de la compagnie de bus nous attend et nous fait son sketch. Il réclame nos passeports pour aller à notre place passer la frontière et obtenir les visas moyennant 10 dollars supplémentaires (6 pour lui, 2 pour le tampon de sortie du Cambodge et 2 pour le tampon d’entrée du Laos), en plus des 30 dollars pour le visa. On sait qu’il y a de la corruption au passage de la frontière mais on compte bien essayer d’y échapper et les 6 dollars supplémentaires pour la compagnie de bus nous semblent aberrants ! On refuse de donner notre passeport et essayons de parler aux autres touristes. L’homme prend un ton ferme et nous dit que, dans ce cas, nous devons prendre nos affaires dans le bus et aller seuls passer la frontière, que le bus ne nous attendra pas si nous n’arrivons pas à obtenir le visa,… On n’est pas serein, on a un peu peur que le bus déjà payé parte sans nous et on ne sait pas exactement si on est loin ou non du poste frontière. On décide de camper sur nos positions, les autres touristes (sauf 2) s’empressent de donner 40 dollars et leur passeport sans même essayer de s’opposer… Un peu étonnés et déçus que les autres ne réagissent pas, nous partons à pied avec nos sacs en direction de la frontière. Très vite, on se rend compte que le bus ne s’est arrêté qu’à une centaine de mètres, ouf ! Au poste cambodgien, on retrouve l’homme avec les passeports des autres touristes. Il a changé de ton et paraît même soudain sympathique, il nous indique où le bus nous attendra. A ce moment, on est soulagé et on sait qu’on a gagné la 1ère bataille. On nous réclame 2 dollars pour le tampon de sortie du Cambodge, on répond fermement qu’on a que les 30 dollars du visa sur nous. On attend quelques minutes et nos passeports nous sont rendus avec le tampon, 2ème bataille gagnée ! Nous rejoignons ensuite le poste laotien. Cette fois, c’est plus compliqué. On passe à deux comptoirs. Le 1er, pour le visa, nous réclame 1 dollar de frais. De la même manière, on répond qu’on n’a que les 30 dollars réglementaires. Il nous dit d’attendre, on attend une vingtaine de minutes. Nous retrouvons notre passeport ensuite au second comptoir (1 dollar encore économisé), cette fois 2 dollars sont réclamés pour les frais de tampon d’entrée… On répète notre discours, la personne nous indique que dans ce cas on ne passera pas. On insiste, on dit que sur le site internet de l’ambassade il est indiqué 30 dollars, on lui demande pourquoi on doit donner 2 dollars de plus. Il dit que c’est comme ça, que c’est secret, puis il prétend qu’on doit payer car il est plus de 16h et qu’il n’est plus censé travailler… Bref, le discours n’est pas vraiment clair. On ne craque pas. Il nous fait attendre à plusieurs reprises et finalement nous fait les tampons, 3ème bataille gagnée !! On a envie de sauter partout et de crier victoire mais on se contient 🙂 pendant ce temps là, les autres touristes sont toujours à attendre, ils n’étaient pourtant censés attendre que 20 minutes…1h30 se sont écoulées. Quand nous les retrouvons, certains semblent vraiment dégoûtés quand ils apprennent qu’on n’a rien payé de plus que les 30 dollars…

Paksé et les plateaux des Bolovens
Après toutes ces péripéties, nous arrivons à Paksé vers 20h épuisés !
Le lendemain, nous partons visiter le plateau des Bolovens en scooter sur 2 jours. Nous découvrons de nombreuses cascades très jolies ! Nous traversons des villages typiques, ces derniers ressemblent aux villages cambodgiens mais on ne s’en lasse pas. Nous passons la nuit à Tad Lo dans une guesthouse très sympa. Nous dormons dans une cabane en bois sur pilotis avec une belle vue sur la rivière et la cascade de Tad Hang.

Le deuxième jour, même programme avec un arrêt dans une ethnie animiste. Nous apprécions beaucoup ce moment. A un prix dérisoire, M. Hook nous amène à travers ses plantations de café et les rues du village en nous donnant un tas d’explications intéressantes sur les plantes médicinales observées, la production de café et les coutumes de l’ethnie « Katu ». On apprend ainsi, que la population ne parle jamais au futur (cela porte malheur, on ne sait jamais si on sera apte ou vivant dans le futur…), les femmes vont accoucher dans la forêt loin du village, l’homme ne choisit pas sa première femme mais peut choisir les  suivantes (s’il a assez d’argent pour les dots, il peut avoir plusieurs femmes),… Le temps se gâte mais une fois l’averse passée, nous continuons notre route et terminons la boucle avec la découverte de 3 cascades.

Distribution des crayons à l’école de Ban Chom Cheng
Le lendemain matin, lundi, nous partons un peu plus au nord, à Savannhaket. Nous avons établi un contact en France avec l’association Enfants Lao Rizière de l’Espoir (ELRE) qui apporte son aide à deux villages du Laos situés dans les environs de Savannhaket. Une fois arrivés, nous nous installons dans la guesthouse tenue par le beau frère de la présidente de l’association ELRE. Cette dernière avait gentiment accepté d’y apporter les crayons customisés lors de son précédent voyage. Il s’agit des crayons du collège de Villebois Mareuil de Montaigu. Le lendemain, nous louons un scooter pour aller au village de Ban Chom Cheng et distribuer les crayons. Sur le chemin, nous crevons. Heureusement, la réparation de la chambre à air ne coûte rien et une station essence avec tout le matériel nécessaire se trouve à quelques mètres. Nous atteignons l’école du village, étrangement très calme. Les premières personnes que nous croisons ne parlent pas un mot d’anglais. Un bonze (moine bouddhiste) de la pagode d’à côté vient à notre rencontre. Il parle un peu anglais et nous explique que les enfants sont en vacances scolaires. Une maîtresse arrive et quelques enfants du village la suivent. Pas le choix, nous donnons les crayons à la maîtresse ainsi que les cahiers que nous avions achetés en supplément, elle se chargera de la distribution à la rentrée. Nous offrons également un lot de crayons à chaque enfant présent. Nous repartons, déçus de ne pas rencontrer les autres enfants. Sur la route du retour, nous crevons à nouveau, cette fois la chambre à air est changée. Nous nous arrêtons également à l’hôpital. Ronan s’est abîmé 2 doigts de pied en scooter 2-3 jours plus tôt, pas grand chose mais la plaie s’infecte et n’est vraiment pas belle à voir. Après une journée de soins, cela ne s’est pas arrangé donc on décide, par prudence, d’aller à l’hôpital. Au final, ils ne font rien de plus que refaire le pansement. Heureusement, on a un réseau bien développé en France et sous les conseils avisés d’Allo médecin (Adèle, la sœur de Manon), Ronan se met sous antibiotiques.

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Thakhek et ses environs
L’après-midi, nous partons en bus pour Thakhek, ville encore un peu plus au nord. Nous y arrivons en soirée et mettons une bonne heure et demie à trouver un endroit pour dormir… Aucune guesthouse dans nos prix à l’horizon ! Il y a des jours avec et des jours sans, c’était jusqu’au bout un jour sans ! 😦
Mercredi, le pied de Ronan est un peu mieux mais le traitement le met KO… Nous décidons de passer la journée à Thakhek pour que Ronan se repose. Beaucoup d’averses, on ne loupe pas grand chose…
Le lendemain, on part en scooter pour une boucle de 450 kms en 3 jours. A la sortie de Thakhek, on se retrouve dans des paysages karstiques très beaux. On visite la grotte »Buddha’s cave » puis le village Mahaxai. Les pistes pour atteindre l’autre grotte et le coin de baignade ne sont malheureusement pas praticables en saison des pluies. Nous poursuivons donc jusqu’à Thalang, village où nous passons notre première nuit. Les paysages sont sublimes : une forêt noyée dans un lac artificiel. Très bon moment à la Sabaidee guesthouse où nous faisons même une petite partie de pétanque !

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Vendredi, nous repartons en scooter, nos fesses nous font souffrir…  Nous continuons à serpenter dans la forêt noyée. Nous nous arrêtons pour nous baigner en chemin mais on s’embourbe et avec le pied de Ronan nous ne pouvons pas traverser de rivières à pied donc nous abandonnons. A nouveau une crevaison ! Cette fois, un homme du village nous répare la chambre à air. Pour le remercier, nous payons 2 fois le prix payé chez un garagiste, mais il ne semble toujours pas content…tant pis ! L’après-midi, nous sommes de nouveau dans des paysages karstiques avec aussi des rizières, très belle ballade. Nous nous arrêtons pour la nuit au joli village de Konglor.

Le lendemain, nous visitons la grotte de Konglor, impressionnante : très peu d’aménagement, une traversée de 45 minutes pour atteindre l’autre côté avec comme seule lumière la torche du conducteur. Après un petit déjeuner, nous reprenons la route. Nous traversons la forêt de pierres. Les derniers 100kms pour rejoindre Thakhek sont longs et sans grand intérêt.

Nous partons dans la nuit en bus pour rejoindre Vientiane. Nous décidons de ne pas y faire escale après avoir consulté l’avis de plusieurs voyageurs. Au changement de gare à Vientiane (11km séparent les 2 gares routières), nous faisons du stop. Ce sera le stop le plus rapide du monde ! A peine postés sur la route, on tend timidement nos pouces quand la première camionnette passe. Elle s’arrête et nous y amène 🙂 Direction Luang Prabang avec le 2ème bus.

Luang Prabang
Nous n’avons entendu que du bien sur cette ville et ne sommes vraiment pas déçus. C’est une ville au bord de 2 rivières, construite entre les montagnes et les arbres, composée de maisons basses et typiques, et très calme. Nous flânons la première soirée dans les rues, à observer les nombreuses pagodes. Nous mangeons des crêpes à des stands de rues avec un jus frais, un régal ! Le marché de nuit est vraiment bien.
Lundi, nous traversons le Mékong en bateau pour aller sur la rive droite de la ville : des petits villages, une belle vue sur la ville, un temple rempli de fresques murales et une grotte. L’après-midi, nous visitons le palais royal et montons au mont Phousi. La vue sur les montagnes et la ville est magnifique.

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Mardi, nous partons en mini bus un peu plus au nord vers Nong Khiaw. Une fois arrivés nous pensons y rester une nuit avant de rejoindre le 2ème village plus reculé en bateau mais finalement, après avoir fait la rencontre d’Anne, Arnaud et leurs 2 petites filles de 3 et 5 ans (Solveig et Liévine), nous décidons de les suivre et d’y aller directement. Le village de Muang Ngoi restera un très beau souvenir de ce voyage. Nous y restons 3 nuits et 2 jours. Nous passons nos soirées avec Anne, Arnaud et leur petite famille qui voyagent autour du monde pendant 21 mois. On parle de tout, on rigole. Le premier jour, on part tous les 2 faire une randonnée vers 3 petits villages authentiques, nichés au coeur des rizières.

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Le deuxième jour, on part avec Arnaud et Liévine (Anne reste avec Solveig qui est malade). Après 30 minutes de bateau et 1h de marche dans des paysages encore une fois magnifiques, nous atteignons une très jolie cascade. Baignade très appréciée avec la chaleur intense !

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Vendredi, il est temps de quitter ce petit coin de paradis !… Dur dur pour nous de partir et surtout de laisser cette belle petite famille (en partance pour le Vietnam) avec qui on a partagé de très bons moments ces derniers jours… Nous revenons à Luang Prabang dans la soirée.
Pour notre dernier jour au Laos, nous nous levons aux aurores pour assister à la quête des moines, tradition bouddhiste quotidienne lors de laquelle les moines récoltent de la nourriture dans la rue auprès des habitants. Ensuite, nous louons un scooter pour aller à la découverte de la cascade de Kuang Si. Nous arrivons très tôt sur le site pour éviter la horde de touristes. Aux abords de la cascade, nous avons la chance d’observer des ours en captivité. Nous passons ensuite plus de 6h à nous balader et nous baigner dans les différents étages de la sublime cascade.

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Après cette belle étape au Laos, nous partons aujourd’hui pour l’Afrique et plus précisément Madagascar !

Le Cambodge: « Et ça continue Angkor et Angkor »…

Notre arrivée au Cambodge nous séduit tout de suite : les rues nous paraissent calmes (finis les coups de klaxons à tout va !) et moins polluées, les cambodgiens sont sympathiques, la chaleur beaucoup plus supportable.

Siem Reap et les temples d’Angkor

Une petite sieste à notre hôtel et c’est reparti, nous partons visiter le village de Kampong Khleang, établi sur le lac Tonlé Sap, en tuk-tuk. Après 1h30 de trajet à explorer la campagne cambodgienne, nous arrivons à ce village sur pilotis très authentique. Comme on est à la fin de la saison sèche, on circule à pied et les maisons sont toutes hors de l’eau. On peut alors se rendre compte de la hauteur des pilotis, impressionnant ! On commence à marcher vers le lac très retiré à cette période et à ce moment, un cambodgien nous propose de nous approcher en scooter. On grimpe ! Très difficile d’échanger car ici les gens ne parlent pas anglais. On se débrouille avec des gestes. On aperçoit le lac et un autre village, plus petit. On se sent vraiment au milieu de nulle part à cet instant… Pour revenir ensuite au 1er village, on hésite, on ne sait pas trop comment faire, la distance à pied nous paraît importante et sans grand intérêt. On décide alors de demander à des pêcheurs, arrêtés au petit village, si certains se dirigent vers Kampong Khleang. Là encore, on n’est pas sûr de se faire comprendre mais le pêcheur qui accepte de nous amener prend la bonne direction, ouf !! Ce petit tour de barque improvisé nous enchante même si on en ressort couvert de boue 🙂

Les 3 jours suivants sont consacrés à l’exploration des fabuleux temples d’Angkor, qui restera un des moments forts de notre voyage. Nous effectuons les 2 premiers jours « à bicyclette » (oui oui, le vélo de nos grand-mères !) et le dernier jour en scooter pour partir à l’assaut de temples plus éloignés. Au total 25 temples visités et 3 jours d’émerveillement. On ne va donc pas vous raconter la visite de chacun des temples, mais plutôt vous parler des moments qui nous ont le plus marqués.

En tête à tête avec notre chouchou le Bayon : imaginez une montagne de tours avec des dizaines de têtes géantes surgissant de la roche qui regardent dans tous les sens. Spectacle impressionnant ! A proximité, on visite également 2 belles terrasses : celle des éléphants et celle du roi lépreux.

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L’esthétique parfaite de l’arbre du Ta Som : tout au fond de ce temple, un arbre a pris le pouvoir sur la roche. Sans aucun doute le plus bel arbre que nous ayons vu dans la région.

Angkor Wat évidemment : silhouette emblématique des temples d’Angkor, ce temple, populaire et touristique, est incontournable. Aussi impressionnant par sa taille que par la finesse des détails de ses sculptures.

Les mondes ensevelis du Ta Phrom et du Beng Mealea : un savant mélange entre le minéral et le végétal. On se demande si ce sont les arbres qui sont incrustés dans la roche ou l’inverse !

Et les ambiances mystiques dégagées par les temples dans certaines conditions (pluie, coucher/lever du soleil, absence de touristes…) :

  • la douceur des couleurs du Banteay Srei aux aurores avant l’arrivée des touristes. Un temple, éloigné d’une vingtaine de kilomètres d’Angkor, superbe par la finesse de ses détails et la  beauté du cadre dans lequel il est inséré.DSC_0466
  • le romantisme du Banteay Prei sous une pluie orageuse et seuls. Après un pique-nique aux abords, nous nous abritons dans ce temple sans prétention, isolé.DSC_0314
  • le mystère du chemin menant au Neak Pean (temple ayant peu d’intérêt en lui même) sous un ciel orageuxDSC_0323
  • le côté paisible et endormi du Banteay Samré dépourvu de touristes après une grosse pluie orageuseDSC_0593
  • la splendeur du coucher du soleil du Pre Rup, après un passage par le Mébon oriental. Le Pre Rup nous a permis d’observer un superbe coucher de soleil avec vue sur la jungle. Sur la route du retour, les couleurs du ciel sont également très jolies…DSC_0418

 

Battambang

Après Siem Reap, nous rejoignons Battambang en bus, où nous visitons d’abord quelques pagodes dans la ville. Le lendemain, nous enfourchons un scooter pour nous enfoncer dans la campagne. Au programme : de jolis petits temples avec de belles vues, de superbes routes bordées d’arbres en fleurs (d’un rouge éclatant), ou encore des grottes desquelles s’échappe (comme tous les jours à la tombée du soleil) une nuée de chauve-souris (pas moins d’1 million !). Enfin, le soir, nous assistons au spectacle des étudiants en arts (arts du cirque, musique, danse…) de l’école de Phare Pon Leu : très belle performance !DSC_0670

 

Koh Rong Samloen

Nous quittons Battambang de nuit par un bus semi-couchette (sortes de mini-transats pas très confortables). Puis, nous prenons le bateau pour rejoindre Koh Rong Samloen, île paradisiaque au Sud du Cambodge (voisine de Koh Rong qui a été le théâtre de Koh Lanta 2012). Nous restons 3 nuits sur cette île dans des bungalows en bois, quasiment les pieds dans l’eau, et passons la plupart de notre temps à nous baigner dans l’eau chaude. Une étape vraiment relaxante !DSC_0837

 

Phnom Penh

Nous arrivons dans la soirée à Phnom Penh. Nous continuons de goûter la cuisine locale que nous apprécions beaucoup. L’ingrédient phare ici est le riz. Les plats sont très variés, rarement pimentés (on se fait quand même avoir parfois…) et très souvent un mélange sucré-salé. Les sauces sont à base de lait de coco, noix de cajou, jus de fruit, jus de viande,… Notre plat favori est composé d’ananas poêlés, de morceaux très fins de porcs, d’oignons et d’une sauce réalisée avec le jus d’ananas, un régal 🙂
Le 1er jour dans la capitale, nous nous promenons, allons récupéré un nouveau colis de crayons et terminons la journée au musée consacré au génocide qui a eu lieu lors de la prise de pouvoir des Khmers Rouges entre 1975 et 1979. Ce musée nous a beaucoup touché, principalement car il se trouve dans le bâtiment appelé S21, un ancien lycée qui a servi de lieu de torture aux Khmers Rouges. Les lieux sont restés quasiment à l’identique. Nous sommes restés 3h dans ce musée très bien fait : nombreuses photos des victimes qui étaient fichées à leur arrivée à S21, des biographies, des témoignages et un récit complet des événements.
Notre 2ème jour à Phnom Penh a été moins productif. Le matin nous avons opté pour un massage, les prix étant vraiment attractifs ici (16 dollars chacun pour 2h…). Malheureusement, ce sera 2h de souffrance pour Manon, la technique « Thaï » étant vraiment violente ! Ensuite, nous flânons dans le marché central.

 

Distribution des crayons

Les crayons distribués au Cambodge sont ceux des collèges Saint Joseph et Saint Donatien de Derval (lieux où enseigne Ronan) et l’école primaire de Lusanger.
Nous avions établi un contact avec le père Ponchaud depuis la France, grâce à Auriane, une mère d’élève. Nous la remercions beaucoup car nous avons rencontré une belle personne. Le père Ponchaud a été envoyé en mission au Cambodge il y a 51 ans. La plus grande partie de son activité est centrée sur la religion et la littérature mais il œuvre également beaucoup dans l’humanitaire. Grâce aux fonds qu’il récolte, il construit des écoles maternelles et primaires dans des secteurs reculés, des foyers pour des jeunes dont la situation familiale est compliquée ou dont la maison est trop loin de l’école, des canaux pour faciliter l’irrigation des cultures lors de la saison sèche et éviter les trop grosses inondations lors de la saison des pluies, etc. Tout cela dans le respect de la culture et des pratiques cambodgiennes. Cet homme nous impressionne !
Nous le rencontrons donc le matin de notre 3ème jour à Phnom Penh et il nous embarque dans sa voiture pour nous faire visiter les foyers et les écoles qu’il a construits dans la campagne à 2 bonnes heures de la capitale. Il nous raconte beaucoup de choses intéressantes en chemin. Les foyers sont bien entretenus mais volontairement assez sommaires pour que les enfants continuent à vivre dans les mêmes conditions que leur famille et ne la renie pas. Nous sommes invités à manger avec les enfants dans un foyer. Ensuite, nous leur offrons à chacun un lot de crayons. Nous leur laissons également l’adresse du collège de Ronan pour qu’ils puissent correspondre avec les élèves français.

Nous partons ensuite dans les différentes écoles et rencontrons beaucoup d’enfants. Nous sommes surpris par le silence qui règne dans les classes, les enfants semblent vraiment intimidés ! Le père Ponchaud leur explique en Khmer notre projet. Nous rencontrons également une famille dont la femme fait classe à une 20aine de maternelles sous sa maison sur pilotis. Nous ne voyons pas les enfants car elle n’enseigne que le matin mais lui laissons des lots de crayons car elle manque cruellement de fournitures.DSC_0880

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Nous quittons le père Ponchaud vers 15h et partons pour Stung Treng, ville à 60km de la frontière laotienne.
Le lendemain, nous rencontrons Sophoarn, une cambodgienne de 30 ans qui travaille pour le père Ponchaud. Ce dernier a arrangé ce rendez-vous pour  que nous puissions aller à la rencontre d’enfants plus pauvres. Sophoarn nous accompagne d’abord dans les classes de deux écoles. Nous distribuons des crayons customisés mais aussi des fournitures que nous avons achetées avec les fonds de l’association (bics et crayons papier). Même si les enfants sont de nouveau très calmes, la distribution est touchante car on sent que les enfants sont réellement contents du cadeau fait et qu’ils ont vraiment besoin de ces fournitures. Nous aurons le droit à des chansons en guise de remerciement. DSC_0953

Suite à cela, Sophoarn nous amène à la découverte d’une minorité ethnique, les « Kuy ». Un moment à part, on se sent comme dans « Rendez-vous en terre inconnue ». Cette ethnie est très pauvre. On entre dans 3 maisons et discutons avec les gens (Sophoarn fait la traductrice). Les maisons en bois sur pilotis sont très précaires : une seule pièce de vie, pas de meuble, un coin cuisine avec les ustensiles à même le sol, un coin chambre avec des nattes en guise de lit, pas d’eau courante,… Des rencontres qui font réfléchir !…

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C’est sur cette journée que se termine notre séjour au Cambodge. Nous repartons enchantés des 2 semaines passées dans ce pays. Maintenant direction le Laos et le stress du passage de la frontière terrestre : affaire à suivre !

L’Inde du Nord : « Ind’ Désirable »

Désirable ? Indésirable ? Récit de notre séjour en Inde qui nous a fait vivre des émotions diverses et contrastées !
New Delhi
Nous commençons notre séjour en Inde par New Delhi, la capitale du pays. Après l’illusion de propreté et de calme du métro depuis l’aéroport, on a l’impression de débarquer dans un autre monde. En plus de la cohue des tuk-tuk, des coups de klaxon, de la saleté, comme c’était déjà le cas au Népal, nous sommes confrontés aux innombrables rabatteurs qui nous interpellent sans cesse, nous suivent, nous harcellent, pour nous vendre un trajet en tuk-tuk ou une nuit dans leur hôtel. Ajoutez à cela la chaleur très intense (plus de 40°C) et vous comprendrez pourquoi nous n’avons pas vraiment apprécié notre arrivée en Inde !
Malgré tout, à force d’acclimatation, nous faisons de belles découvertes dans la capitale : le Qutb Minar, le tombeau d’Humayun et le splendide temple d’Akshardam (pas de photos autorisées dans ce dernier 😦 ). Nous parcourons les rues et apercevons vaches, chèvres, cochons voire sangliers. Nous allons à la rencontre de Sonu, une indienne qui travaille dans la même entreprise que Manon et à qui on a adressé le colis de crayons. On est très bien accueilli, on passe un bon moment à papoter. Nous organisons également la suite de notre séjour en Inde, non sans mal… Difficile de trouver l’office de tourisme officiel pour obtenir des renseignements, on ne sait d’ailleurs toujours pas s’il y en a vraiment un… Les 2 offices que nous faisons cherchent à nous vendre des prestations. Comme tous les trains sont complets (billets réservés 3-4 mois à l’avance ici + vacances scolaires des indiens), nous optons finalement pour un package trains (places réservées aux touristes) + certaines nuits d’hôtel + safari dans le désert. On négocie fort les prix avec le sentiment de se faire certainement un peu arnaquer mais l’agence s’occupe de tout et nous fait gagner un temps précieux.
Jasailmer
Après 18h de train plutôt agréables (train couchette confortable, même en 3ème classe), nous arrivons à Jasailmer, la ville dorée. Une personne nous attend à la gare et nous amène jusqu’à l’hôtel, on apprécie ! Une petite pause à l’hôtel puis direction le désert de Thar à une heure de route de là. Au programme : balade de 3h à dos de dromadaire avec observation du coucher du soleil, spectacle culturel, dîner puis nuit à la belle étoile sur un lit de camp dans les dunes de sable. La température baisse le soir et est agréable la nuit mais à 2h du matin, on est réveillé par des enfants qui jouent, ce qui sera le cas jusqu’au lever du soleil… On apprécie cette escapade dans le désert d’autant plus qu’on est les seuls touristes de l’hôtel, la saison touristique étant finie ici.

Le lendemain, visite de la très jolie Jasailmer. Nous parcourons les rues de la citadelle, visitons un temple Jaïn et le fort palace, arpentons la vieille ville et nous promenons autour du lac bordé de temples. Nous sommes charmés par le décor même si la pollution en altère malheureusement un peu la beauté. Au cours de notre balade, nous rencontrons un groupe d’indiens qui nous offre à boire. On discute un peu puis ils nous demandent de nous prendre en photo. C’est très courant, on nous l’a demandé et on nous le demandera un nombre impressionnant de fois ici. On accepte et on les prend en photo à notre tour !

Jodhpur
Le trajet Jasailmer-Jodhpur se fait dans la classe la plus économique de train, c’est assez folklorique. Au début, nous sommes seuls dans notre wagon puis, à l’un des arrêts, c’est la folie. Tout le monde entre d’un coup, les bébés passent par la fenêtre, les gens se précipitent et se bousculent, changent plusieurs fois de places,… Vers 10h30, le couple en face de nous se met à déjeuner et nous invite à partager le repas avec eux. Tout est fait maison, on se régale !
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Notre train arrivé, on passe ensuite un bon après-midi à Jodhpur, la ville bleue. On se perd dans les rues de la vieille ville avec ses marchés, on atteint la clock tower. On passe un bon bout de temps dans un magasin d’épices, le vendeur est très intéressant et nous explique un tas de choses. Il nous apprend même à distinguer le vrai du faux safran.

Ensuite, passage non sans crainte chez le coiffeur/barbier pour Ronan. Il en ressort très content avec même un petit massage (un peu violent parfois) à la clé !

On termine la journée au restaurant de note hôtel qui est très bon et d’où on jouit d’une très belle vue sur le fort et la ville.
Le lendemain, visite du fort, du temple Jawat Bhawan et du jardin Mandore. Très belles visites malgré la chaleur qui nous épuise !!
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Udaipur
Le trajet Jodhpur-Udaipur se fait de nuit dans un bus couchette. Ca bouge plus que dans le train mais c’est plutôt confortable. Arrivée à 5h du matin à Udaipur. Après une petite sieste à notre hôtel, nous visitons la ville : le temple Jagdish, le city palace. L’après-midi, nous faisons une bonne pause dans la piscine d’un hôtel contre quelques roupies. La vue est très belle, bon moment ! En soirée, nous nous promenons au bord du lac.
Le lendemain, visite des cénotaphes d’Ahar, un peu en dehors de la ville puis shopping dans les rues d’Udaipur. Dans l’après-midi, nous repartons en direction de Pushkar en train.
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Pushkar
Nous apprécions beaucoup cette étape. La ville est aux portes d’un désert, est plus calme que les autres, possède un nombre impressionnant de temples et est construite autour d’un lac sacré superbe. Le matin, nous grimpons sur une colline d’où la vue sur la ville et le désert est magnifique. La pause en haut de la colline est perturbée par les nombreux singes. Ronan se fait griffer par l’un d’entre eux. On est vacciné contre la rage, ouf ! Mais cela ne suffit pas… Il fera deux injections supplémentaires de vaccin pour assurer un niveau suffisant d’anticorps : l’une l’après-midi même dans un hôpital n’inspirant vraiment pas confiance et l’autre 3 jours après.
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Dans la suite de la journée, nous visitons beaucoup de temples, tous plus beaux les uns que les autres, nous faisons le tour du lac et une pause dans la piscine de notre hôtel 🙂
Jaipur
Après quelques heures de train à nouveau, nous voilà à Jaipur. Nos premières impressions sur la ville ne sont pas très bonnes : la ville nous paraît immense et sans grand intérêt. A peine arrivés, nous allons à la rencontre de Kamal, le responsable de l’association JKSMS, avec lequel nous avons établi un contact depuis la France grâce à Solène, une collègue de Ronan. Nous sommes bien accueillis : repas et boissons. Nous décidons d’effectuer 3 distributions de crayons : une dans un orphelinat de 35 garçons, une autre dans un orphelinat de 27 filles et la dernière dans une école pour des enfants issus de familles travaillant dans les bijoux. Les cours dispensés consistent à leur donner des compétences pour leur futur travail, une éducation « primaire » et des compétences nécessaires dans la vie de tous les jours. Nous nous rendons dans les 2 orphelinats l’après-midi pour distribuer les crayons des écoles primaires d’Houzildy-Arreux et de Jeanne d’Arc Lannion.
Dans l’orphelinat de garçons, nous assistons d’abord au repas des enfants et visitons les lieux qui sont assez sommaires. Nous distribuons les crayons aux enfants qui, spontanément, réalisent des structures avec les lots de crayons.

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Nous nous rendons ensuite à l’orphelinat de filles qui nous réservent un bel accueil. Alors que Manon se voit inviter à une séance de henné, Ronan dispute une partie d’échec acharnée. Tout cela avec beaucoup de sourires. Un bel échange !
Mais après la fête… C’est la défaite et le retour à la réalité du « pushing » indien. Pas d’hôtel réservé dans cette ville, notre recherche dure plus de 2h avec un harcèlement incessant, oppressant voire même agressif de la part des rabatteurs.
Le lendemain, Narendra, de l’association JKSMS, nous accompagne dans l’école. Narendra est génial et nous permet, avec son enthousiasme et ses traductions, d’avoir un bel échange avec les enfants : chansons françaises et indiennes, petits jeux, échange de vocabulaires,… et bien sûr la distribution des crayons qui semblent vraiment faire plaisir aux enfants !
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L’après-midi, nous partons visiter le Hawa Mahal (temple du vent) et surtout le magnifique « Amber fort ». Le soir, nous sommes invités à manger par une famille indienne, rencontrée aux abords du temple d’Amber. Nous avons un peu hésité avant d’accepter cette invitation car quasiment tous les indiens rencontrés jusqu’à présent et avec qui on a échangé de nombreuses fois semblent toujours avoir quelque chose à nous vendre ou à nous proposer… Ce soir-là, la famille nous fait découvrir la culture indienne, la cuisine typique. Jully habille Manon d’un saree, dessine sur ses mains au henné et lui offre quelques bijoux. On passe un très bon moment. Ronan se retrouve malgré tout à devoir aller acheter des bières au milieu de la soirée. Moment un peu étrange et paraissant intéressé finalement mais on se dit que la soirée en valait quand même le coup !

Pour notre dernier jour à Jaipur, nous prenons un bus pour visiter le temple des singes, une série de temples laissés à l’abandon : un lieu superbe. A 17h, on quitte Jaipur en train pour rejoindre Agra.

Agra
Nous arrivons à Agra assez tard dans la soirée. L’hôtel est inclus dans le package acheté à New Delhi et est top. Cependant, le réveil est matinal et on ne peut pas trop en profiter : on se rend au fameux Taj Mahal à 5h30 pour profiter des belles couleurs du petit matin et éviter la cohue des touristes. Le monument est à la hauteur de nos attentes, même si 3 des 4 tours qui l’entourent sont en restauration. On passe 2h sur place à profiter et à prendre des photos 🙂
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Nous retournons ensuite profiter du copieux petit déjeuner de notre hôtel et faire une petite sieste. Dans l’après-midi, nous visitons le bébé Taj Mahal, monument qui vaut vraiment le détour, et le fort d’Agra, très joli également et d’où l’on aperçoit le Taj Mahal. En soirée, nous reprenons le train direction Varanasi.

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Varanasi
Arrivée à Varanasi, la ville mystique, à 6h30 du matin. Nous trouvons assez vite un hôtel en parvenant à semer notre chauffeur de tuk-tuk qui semble nous traquer pour arriver avant nous dans l’hôtel qu’on choisit et réussir à avoir une commission en disant qu’on vient de sa part… Après une petite pause, nous partons nous promener sur les bords du Gange. La pauvreté nous touche immédiatement. Beaucoup d’indiens se baignent et font leur toilette dans le Gange. La chaleur est toujours aussi forte et l’envie ne manque pas de faire un plongeon dans le Gange mais la pollution nous freine vite ! Toute la vie semble ici centrée sur la religion, c’est impressionnant. En soirée, nous assistons à une cérémonie quotidienne aux bords du fleuve.
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Le lendemain, nous nous levons aux aurores pour faire un tour de barque sur le Gange. Nous assistons aux ablutions dans le fleuve. Les couleurs du matin sont très belles et la chaleur supportable. Après une pause dans notre hôtel, nous repartons nous balader dans les rues de la vieille ville et nous nous posons ensuite au bord de l’eau. Nous passons également à l’endroit des crémations. C’est très étrange… Ici, les corps défilent sur des sortes de civières en bambou, sont purifiés avec l’eau du Gange et sont ensuite mis sur un bûcher. De nombreux feux se consument. Heureusement aucune odeur, le bois est enduit d’une huile. 7jours/7 c’est le même rituel.
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Une conclusion sur l’Inde s’impose
Nous repartons de l’Inde avec un avis partagé sur ce pays. Des moments magiques : gentillesse de Narendra, nuit à la belle étoile dans le désert de Thar, rencontre avec le majestueux Taj Mahal, beauté du temple d’Akshardam à New Delhi, découverte des villes mystiques de Pushkar et Varanasi, mais aussi des côtés agaçants : impression d’être un extraterrestre avec des indiens qui nous dévisagent sans cesse, harcèlement des rabatteurs, impossibilité de faire confiance aux personnes rencontrées qui nous ont déçu dans 95% des cas, prises de têtes quotidiennes avec la population locale, chaleur intense, … Mais quoiqu’il en soit : des souvenirs impérissables !!!